
Me revoilà..
Comme ma vie à changée depuis la mise en ligne de ces articles adolescents. 2 ans déjà..
Au fond c'est quand je relis mes anciennes frasques littero-ludiques que je me rend compte à quel point j'étais imprégné par tout ça..les discours révolutionnaires avaient encore sur moi un impact, je croyais en une révolution, j'étais en colère. J'avais des convictions, des exemples, des modèles, des récits dogmatiques auxquels je pouvait me fier..Ils étaient là, tous là au fond de mon coeur, Renaud et ses râleries parisiennes, Manson et son romantisme désabusé, Nietzsche et Spinoza comme regards éclairés sur un monde terne, Orwell, Ionesco, Michael Moore, tous ces auteurs, ces génies que j'ai tant adulés et que je ne lis même plus.
MOnde de merde..
Les effluves de l'adolescences ont désormais une odeur de renfermé..Aujourd'hui je ne crois plus en rien..c'est la chute des grands récits, il n'y a plus de héros, juste moi. Moi, qui doit savoir comment gérer une vie sans l'aide de personne, moi qui doit trouver le sens de la vie tout seul..le temps où je croyais aveuglement à une perception de mon être me manque..
J'ai la nausée [Sartre], la vie m'ennuie puisque plus personne ne peut m'enchanter par ses élans dogmatiques ou idéologiques. je suis seul avec ma responsabilité d'affronter le monde..
Mais voilà, je doit faire surface, ne pas sombrer, garder la tête haute et continuer à créer. La création mène à la réflexion qui mène à l'émancipation. Je dois continuer.. affûter ma plume, ne pas la laisser moisir et se laisser guider par le conformisme universitaire. Je dois retrouver mon style, il le faut. Je veux retrouver ce qui faisait de moi, un être vivant.




